top of page
  • thpaque

Et si c’était la thyroïde ?!

Dernière mise à jour : 21 oct. 2022

!!!!!!Signes d'une hypotiroïdie!!!!!!!




La dépression, le surpoids, les troubles digestifs, les douleurs, l’épuisement total sont autant de troubles omniprésents et plaintes courantes des plus actuelles … Et si c’était la thyroïde ?!


Il n’est pas rare aujourd’hui de sortir d’une consultation avec un anti dépresseur, un anti acide et anti spasmodique, ou avec une pilule miracle pour la perte de cheveux car le tableau clinique est parfois impressionnant et laisse perplexe nombre de praticiens de la santé qui tâchent tant bien que mal de solutionner l’ensemble des motifs de consultation qui se suivent et se ressemblent bien souvent…

Or, il n’est pas rare non plus d’entendre que « tout va bien pour la thyroïde » selon les dires des spécialistes en la matière qui se basent encore sur les taux classiques et désuets en matière de TSH, et tout au plus de T4.



Très souvent encore, seule la TSH est considérée comme unique valeur de référence et le traitement consistera à ajuster celle-ci à l’aide de la T4 de synthèse (thyroxine), mais c’est là que tout est à revoir et à refaire…



En effet, on ne peut avoir de vue globale et optimale sur le fonctionnement harmonieux de la thyroïde qu’en s’assurant des taux optimum de TSH, T4 libre, T3 libre et T3 reverse, mais aussi en ayant un regard sur les co-facteurs thyroïdiens que sont l’iode, le zinc, le sélénium, le magnésium, la ferritine, la l-tyrosine , manganèse et vitamine A et D, nutriments clés pour un équilibre harmonieux.

Une alimentation insuffisante en iode induit une diminution de la formation des hormones thyroïdiennes, de la même façon qu’un excès de consommation iodée sous forme liée à une autre molécule, une protéine le plus souvent. C’est cette autre molécule liée à l’iode qui explique l’allergie et non point l’Iode, bien qu’on parle d’allergie à l’iode. Le corps d’adulte contient 10 à 20mg d’Iode, dont la moitié dans la glande thyroïde. 70 à 80% de l’iode ingéré est éliminé dans les urines (iodurie) ce qui permet de savoir si on en manque

L’iode minéral est présent dans l’air (0,7μg/m3), le sol (300μg/kg), l’eau (5μg/l), l’eau de mer (50μg/l) et les organismes vivants (0,4 mg/kg). Cet Iode minéral est donc une source pauvre, car elle ne représente pas plus de 10% de l’apport journalier recommandé en iode.Les sols riches en iode sont surtout les terres argileuses et les sols alluviaux. Ils produisent des plantes plus riches en iode.

La T3 libre est l’hormone biologique active, et elle est très souvent basse à ce jour. Elle serait responsable de plus de 80 % des symptômes thyroïdiens et elle est bien trop rarement demandée dans les biologies sanguines . Pourquoi ? Parce qu’il y a plusieurs écoles mais surtout parce que tout a considérablement évolué dans ce domaine et que cela n’est pas encore communément enseigné comme tel. L’hormone T4 produite au niveau de la glande thyroïdienne est convertie en hormone T3 dans le foie, les reins et les intestins, et s’il y a des carences en zinc et sélénium, l’enzyme de conversion que l’on nomme la 5 déiodinase ne sera pas efficiente et il y aura blocage.

L’intestin réservoir d’hormones thyroïdiennes L’intestin joue un rôle capital dans la régulation de l’hormone T3 en la STOCKANT: des bactéries pathogènes réduisent les concentrations plasmatiques à cause des endotoxines produites. 20% de la T4 est convertie en T3 dans le tractus intestinal en acide triodoacétique et en sulfate de T3.

La conversion de sulfate de T3 (T3S) en acide triodoacétique (T3AC) requiert une enzyme clé appelée sulfatase intestinale et cette enzyme vient d’une flore SAINE .Un déséquilibre entre les bonnes et mauvaises bactéries de la flore nuit à cette conversion de T3S en T3AC. C’est la raison pour laquelle les personnes avec une flore pathogène ont des problèmes de thyroïde alors que les valeurs sanguines paraissent normales.

Aussi nous savons aujourd’hui que si l’hormone anti -stress produite par nos glandes surrénales qu’est le cortisol, fluctue au quotidien en raison du stress chronique et des émotions , la T4 sera convertie en RT3 inactive plutôt qu’en T3 et que les trop nombreux régimes Yo-Yo amplifient ce problème. Si les intestins sont déséquilibrés ( dysbiose et liens nombreux et récents entre microbiome et thyroïde ), la conversion se fera également difficilement, tout comme dans les cas de perturbation ou affaiblissement du foie.

La thyroïde, véritable éponge à métaux lourds La présence de métaux lourds sera aussi un frein indéniable dont il faut tenir compte…

Les métaux lourds, dont le mercure présent dans certains poissons tels que l’espadon, le brochet, le thon et le colin. Les métaux lourds (mercure mais aussi arsenic, cadmium, plomb) sont le premier ennemi d’origine environnementale de la thyroïde.

Le nickel contamine les sols et par là-même, les fruits et légumes. Quant aux pesticides tels que le glyphosate, ils sont aussi une pollution environnementale source de perturbation endocrinienne : c’est l’exemple de poissons d’eau douce contaminés à la dioxine, aux PBB (biphényls bromés) et PCB (chlorés). Les phtalates, eux, polluent l’eau.

La carence très courante à ce jour en vitamine A nuit à la qualité des récepteurs thyroïdiens et doit être rectifiée, mais souvent c’est une perturbation de l’axe hépato biliaire qui en est à l’origine.



La carence en vitamine D est omniprésente et perturbe l’entrée de l’hormone biologique active qu’est la T3 en intracellulaire, elle est l’hormone stéroïdienne clé pour la longévité et pour lutter contre l’inflammation chronique, véritable fléau de ce siècle et lit de la plupart des pathologies modernes.



Les Omegas- 3 tout aussi carencés en faveur d’un excès d’omegas 6 dans notre alimentation quotidienne, sont nécessaires quant à eux pour lutter contre les cytokines inflammatoires produites par les mycotoxines du Candida et par les bactéries de putréfaction libérées par les globules blancs de la paroi intestinale qui bloquent les récepteurs de la T3.

Ce que l’on ignore encore davantage en approche classique est le lien inverse entre hypofonction de la thyroïde et ralentissement de tout le système digestif !

On vous explique : La thyroïde est le chef d’orchestre du tube digestif dans son ensemble, mais comment est -ce possible ? A l’heure où les problèmes de reflux, brûlures et maux d’estomac, crampes, flatulences et constipation font légion et alourdissent les coûts de la sécurité sociale en raison de prises excessives de médicaments tels que les anti acides et laxatifs et anti spasmodiques en tous genres, un lien évident et facile à démontrer est à faire au risque de passer à côté du bon diagnostic…

La thyroïde mal équilibrée est une des sources les plus importantes de gastroparésie et d’hypochlorhydrie et de là partent les problèmes car si l’estomac en amont est hypofonctionnel, tout est gelé et bloqué en aval.

De nombreuses études établissent le lien entre hypothyroïdie primaire ou centrale, problèmes de vidange gastrique et sucs gastriques diminués, et l’on se retrouve face à un manque de production d’hormones clés que sont la cholécystokinine et sécrétine dans le duodénum et verrouillage en matière de sécrétion des sucs biliaires et pancréatiques par manque de signal venant de ces hormones clés.

Le mythe de l’hyperchlorhydrie

Le plus gros problème est que ces symptômes s’apparentent à ceux de l’HYPERchlorhydrie ou hyperacidité gastrique et que de ce fait la prescription d’anti acides ou IPP’s explose depuis quelques années et là où une prescription de ces médicaments pouvait avoir du sens en aigu lorsque les muqueuses de l’estomac étaient irritées, ils sont à présent conseillés sur du long cours pour ne faire qu’aggraver les problèmes, la porte étant bien ouverte aux problèmes de déséquilibres du microbiome et proliférations bactériennes et/ou fongiques en tous genres et à l’helicobacter qui s’installe confortablement et qui est tout de même une des portes ouvertes au cancer de l’estomac. Les IPP’s font chuter la B12 lorsque pris sur le long terme et cette vitamine est prépondérante notamment pour prévenir les troubles cognitifs et l’hyperhomocystéinémie, facteur majeur de risque cardiovasculaire faut- il le rappeler.





Quand la thyroïde fonctionne à la traîne, la vésicule biliaire manque de tonicité… Dans les cas d’hypothyroïdie, la bile est produite en insuffisance ou s’écoule difficilement, il n’est donc pas rare de retrouver des lithiases en raison de cette stase biliaires faute de tonicité de la vésicule biliaire. Impossible dès lors d’avoir une digestion optimale si les choses commencent mal à partir de l’estomac.

C’est la porte ouverte aux déséquilibres de l’intestin car les protéines ne sont pas digérées et décomposées dans l’estomac faute de présence de sucs gastriques et de PH optimal et d’hydrolyse et on retrouve très vite des protéines en putréfaction dans le côlon gauche, un SIBO (54 % des personnes hypothyroïdiennes ont un SIBO) et des problèmes hépatiques étant donné que le foie est surchargé .

Saviez -vous que bon nombre de problèmes hépatiques et de souffrance du foie sont à relier à une hypofonction de la thyroïde ? De nombreuses études suggèrent le lien entre hypothyroïdie et perturbation de l’enzymologie hépatique. Dans les cas de dysthyroïdie on retrouve beaucoup de problèmes de fonction du foie et de cholestase et une diminution de la production biliaire : l’activité de la bilirubine glucoronyltransférase est diminuée, donnant lieu à une diminution de l’excrétion de la bilirubine.

La diminution du flux biliaire serait en partie due à une croissance du ration phospholipides-cholestérol dans la membrane et à une diminution de la fluidité membranaire qui affecteraient un certain nombre de transporteurs caniculaires et d’enzymes incluant la NA+ K+TPASE.

L’excrétion diminuée de bilirubine, l’hypercholestérolémie, et l’hypotonie de la vésicule biliaire observés dans les cas d’hypothyroïdie, accroit la présence de lithiases biliaires > le tout étant réversible lorsque la thyroïde est rééquilibrée comme il se doit.

Un petit mot sur … LA RESINE DE GUGGUL :

Tonique de la thyroïde : Les guggulstérones et autres composants du guggul supportent les fonctions thyroïdiennes. Il augmente quelque peu le métabolisme basal, favorisant la perte de poids lorsque la thyroïde est trop paresseuse. Cet effet, combiné à son astringence et son efficacité à soigner les organes enflés, explique l’efficacité du guggul pour soigner le goitre. Les résultats sur la thyroïde demeurent tout de même modestes et les études scientifiques ne sont pas concluantes sur le sujet. (

Tonique stéroïdien : Les études ont observés certains effets supportant la production d’hormones par les surrénales, néanmoins peu mesurables aux doses communément recommandées. Les recherches scientifiques sur le guggul sont encore très limitées pour le moment.

L’ashwaganda connue aussi sous le nom de WITHANIA SOMNIFERA ou Ginseng indien est la plante la plus utilisée en médecine ayurvédique Et cela n’est évidemment pas étonnant quand on connait ses nombreuses propriétés… Sa racine séchée qui est la partie utilisée fait partie de la famille des solanacées et pousse facilement au jardin. Son gout doux et amer est apprécié et son effet réchauffant très doux prend le plus grand soin de nos reins. Elle fait certes partie de la famille des plantes adaptogènes mais elle est la seule qui possède un effet CALMANT. Le cortisol est ainsi régulé et produit en de bonnes circonstances et la tolérance est bien différente de celle du ginseng traditionnel qui est parfois trop « yang »et moins bienl supporté par les personnes fatiguées et stressées. Un excellent anxiolytique naturel

L’ashwaganda est aussi un excellent anxiolytique qui combat les états dépressifs de par son effet GABA mimétique. Pris le soir il améliorera le sommeil , mais aussi de par la présence de l’acide aminé précurseur de la sérotonine qu’est le L-tryptophane. Ses whitanolides amènent à l’endormissement rapide et naturel pour avoir un sommeil réellement récupérateur et produire les hormones anti âge au bon moment. Tout l’axe du stress est optimalisé.

On sait que lorsque les surrénales s’affaiblissent, les fluctuations du cortisol qui précèdent et qui peuvent persister durant des années ( phase de résistance) vont contrecarrer la conversion d’hormones thyroïdiennes T4 en T3 cette dernière étant l’hormone thyroïdienne ACTIVE et responsable de plus de 80 % des symptômes sera alors trop basse et l’on assiste à des symptômes thyroïdiens notoires tels que: la prise de poids, gonflements et oedèmes, perte de cheveux, dépression et problèmes de sommeil mais aussi frilosité, changements d’humeur, problèmes de foie, cellulite et constipation ( tout le système digestif fonctionne alors aussi au ralenti).

Beaucoup de problèmes de digestion sont liés au ralentissement de la thyroïde!

L’ashwaganda va non seulement rééquilibrer le cortisol mais va aussi booster la 5 déiodinase, enzyme de conversion de la T4 en T3 au niveau du foie et des reins.

C’est ainsi tout l’axe surrénalo-thyroïdien qui en bénéficie, sera optimalisé, d’autant plus si on associe, comme en médecine ayurvédique à des minéraux et oligo éléments.

La plante idéale dans les cas de pathologies auto immunes Cette planté sacrée en ayurvéda a aussi de belles propriétés anti inflammatoires et est conseillée dans les cas d’arthrite et de polyarthrite avec des effets aussi analgésiques. Autant dire que dans les cas de thyroïdites elle est plus qu’indiquée car elle régule le système immunitaire dans les cas de pathologies auto immunes. Sa richesse en anti oxydants est tout aussi importante. Elle est une plante aussi qui sera indiquée dans tous les domaines liés au vieillissement comme le diabète, l’hypertension et l’artériosclérose, les maladies neuro dégénératives. Elle améliore aussi les performances cognitives. Certaines personnes en bénéficieront davantage le soir dans les cas d’hypothyroïdie et d’autres davantage le matin dans les cas d’anxiété ou angoisses matinales. Des études suggèrent ses effets positifs dans les cas de bipolaritéparfois en lien avec l’hypothyroïdie. Elle sera aussi utilisée pour le renfort du système immunitaire et pour limiter l’état de fatigue lié aux chimiothérapies.

Ses composants anti-cholinestérase et la diminution observée des plaques de Beta amyloïdes en font incontestablement une plante d’avenir dans le domaine d’Alzheimer.

Plante aphrodisiaque? Elle est très conseillée chez la femme pour améliorer la libido et le système hormonal et très probablement en raison de son effet régulateur sur l’axe surrénalo thyroïdien ,et le stress on le sait, n’est pas en faveur de la libido !… Chez l’homme aussi elle améliore non seulement la libido et la fertilité mais aussi la qualité du sperme.

Dr. Stéphane Resimont – Catherine Godisiabois

12 vues0 commentaire

Comments


bottom of page